contes, nouvelles & merveille

29 mai 2014

Nouvelles enfantines

ourson

 Parce que le monde de l'enfance est celui de l'émerveillement, de la surprise et de l'innocence...

Parce que les enfants sont des lecteurs exigents qui ne négligent aucun détail....

 

Parce que les enfants sont adeptes des rebondisssements, de l'inattendu, de l'édifiant...

Parce qu'ils sont romantiques et imaginatifs,

il faut savoir leur ouvrir la porte du monde des rêves...

 

Histoires de sorcière ou de chevalier.

Histoires de monstre ou de princesse..,

Mais histoires fabuleuses que petits et grands aimeront !

 

 

 

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Grignote

chat

"_ « Wouah ! Mais quel est ce bruit ? »

Un grattement. léger, presque timide, derrière la porte. Charline n'en mène pas large..

Le bruit enfle, et semble se rapprocher. Quand soudain...

- « Mais où est maman ? » 

 

 

 

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25 avril 2014

Antoine

 

Antoine

 

 

_ Je veux pas le savoir, l'interrompit Antoine qui, sur ces mots, tourna les talons.

Il souleva la portière de sa tente rapiécée par endroits et entra, refermant la porte d'un geste brusque et sans appel. Narcisse ne pourrait donc pas parler à l'homme. Quelle idée d'être venu de si loin pour subir un tel accueil et repartir bredouille.

_ Vraiment, ce n'est qu'un vieux barbu méchant et asocial, pensait-il mécontent de ce début.

On l'avait bien prévenu du caractère bourru d'Antoine, qui pouvait se montrer terrible quand il se trouvait dans ses mauvais jours. Et, à dire vrai, ses mauvais jours étaient fort nombreux ! Pour ainsi dire, depuis qu'il avait déménagé ses frusques à l'orée du désert, son caractère ne s'était en rien amélioré ; bien au contraire, sa vie d'ermite solitaire avait accentué son côté farouche.

Toutefois, il n'était pas possible pour Narcisse de rebrousser chemin. Il devait absolument parler au vieillard.

 

Narcisse demeura un moment devant la tente fermée du vieil homme, ne sachant pas que faire ni quelle attitude avoir. Comment aborder l'homme sans déclencher ses foudres ? Le jeune homme avisa un figuier qui poussait tant bien que mal non loin de là et alla s'asseoir à son ombre. Il était mal à l'aise, sentant le regard insistant du vieillard peser sur lui car, il en était quasiment certain, le vieux l'épiait, depuis sa cabane. Effectivement, Antoine retranché derrière la toile de sa tente, fixait Narcisse, en bougonnant.

_ Ce jeune étourneau ne manque pas de toupet ! Y compte pas rester là, tout de même ? ronchonnait-il dans sa barbe.

Minute après minute, sa curiosité prit cependant le pas sur son animosité. Il était fort tenté de savoir ce qui poussait le jeune homme à rester là, assis sous un arbre rabougri, attendant on-ne-sait-quoi.

_ Va pas partir, j'ai l'impression, se disait-il encore.

Pourtant, il n'était absolument pas question qu'il reçoive Narcisse. Cette vieille mule d'Antoine était sûre qu'elle finirait par avoir raison de la patience du garçon.

 

L'après-midi se prolongeait et Narcisse était toujours assis, somnolent, à l'ombre du figuier. Il aurait bien mangé quelque chose mais il se contenta de boire quelques gorgées d'eau, encore fraîche, de sa gourde. Il jeta un coup d’œil vers son cheval qui broutait les misérables feuilles de l'arbrisseau auquel il l'avait attaché.

_ C'est pas possible, le vieux va me faire attendre jusqu'à ce que je me dessèche au soleil, se disait Narcisse, qui commençait à s'impatienter, écoute Artur, je vais chanter « de toute flours » et, quand j'aurais fini ma chanson, s'il n'est pas sorti de sa tente, on repart.

Le cheval dressa l'oreille à la voix de son maître qui, aussitôt, se mit à entonner la ballade. De l'autre côté de la toile, Antoine, l’œil rivé sur Narcisse, vitupérait :

_ Mais qu'est-ce qu'il fait ? Voilà-t-il pas qu'il se met à chanter maintenant. Vrai de vrai, il ne partira donc jamais ! Tant pis pour lui ! qu'il reste donc en plein cagnard1 ; on verra s'il ne part pas !

Et sur ces paroles, il rabaissa le pan de toile rageusement pour se dirigea vers une petite table bancale et toute recouverte de parchemin. En fait, la tente entière était pleine de rouleaux et de livres de toutes sortes : petits, gros, ouverts, fermés... Ils s'empilaient les uns sur les autres pour finir par s'écrouler dans un joyeux désordre sur l'unique et vieux tapis qui protégeait le sol, quoique, vu l'état du dit tapis, on ne savait pas trop de quoi il protégeait !

Tirant un tabouret, Antoine entreprit de reprendre ses travaux interrompus par l'arrivée imprévue de Narcisse. Il resta un moment, penché sur un grimoire qu'il était en train de rédiger, s'efforçant de se concentrer. Quand soudain, n'y pouvant plus, il se redresse avec furie.

_ Mais c'est pas possible, ce jouvenceau ne se taira jamais ! Il va me casser les pieds jusqu'à quand ? Quelle incorrection, vraiment, de venir déranger ceux qui travaillent.

Dans sa colère, il avait fait tomber ses manuscrits dont les feuillets s'éparpillèrent pêle-mêle sous la table. Ce qui accentua encore plus sa colère. Il se baissa et, à quatre pattes, entreprit de rassembler les feuilles.

_ En plus, va falloir retrouver le bon ordre, hurlait-il sans se soucier de savoir si on pouvait l'entendre.

De toute façon, dans le désert, hormis quelques bestioles, il pouvait s'époumoner sans gêner quiconque. Il ramassa une à une les feuilles éparses toutes noires d'une écriture serrée et si remplies de ratures et de notes qu'il n'y avait plus aucun espace vierge. Dehors, Narcisse patientait et se donnait du courage en chantant. Il avait entendu les bruits confus venant de la tente et tentait de deviner ce qu'Antoine faisait.

 

Brusquement, alors qu'il achevait le dernier quatrain de sa ballade et qu'il désespérait de voir le vieillard, il le vit sortit, bondissant et hors de lui.

_ Dis, jeune homme, pourquoi t'es encore là ? Y'a pas à dire, t'es têtu.

_ Rabbi... tenta Narcisse.

_ Quoi ? Quoi ? Qu'est-ce que tu me veux ? Tu vois donc pas que tu me déranges ?

Antoine enchaînait les questions sans laisser le temps au jeune homme de lui répondre. Ce dernier d'ailleurs le regardait craintivement et attendait que l'orage passe. Mais cela ne semblait pas vouloir arriver ! Antoine s'agitait en brandissant un bâton.

_ Mais, Maître, je vous en prie, implora le pauvre garçon.

Car Narcisse était quelqu'un de timide et d'assez peureux et ce vieillard hirsute l'épouvantait avec ses grands gestes et sa voix tonitruante.

_ Mon Dieu, la réalité est pis encore que ce que l'on m'avait dit, pensa Narcisse sur le point de battre en retraite.

_ Où tu vas maintenant ? l'interpella l'autre.

Sans se calmer pour autant, il fit un geste au garçon qui n'osait pourtant pas bouger.

_ Soit il me frappe, soit il me mange : ce bonhomme est pire qu'un ours !

Narcisse était de moins en moins tranquille et voulait partir. Derrière lui, un frémissement lui fit comprendre qu'Artur, lui non plus, n'en menait pas large et cherchait à se détacher.

_ Ouais, puisque t'es là, autant me dire ce qui t'amène.

La curiosité le dévorant, Antoine avait fini par céder. La ténacité de ce jeune garçon, qui avait attendu au soleil tout l'après-midi, l'interpellait. Cependant, il lui était hors de question de l'admettre : il était bien trop orgueilleux pour cela !

1soleil – idiome provençal

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Judith

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[...] "Soudain, les yeux brillants et comme saisie de fièvre, elle se tourna vers son amie.

_ « Renée, il faut faire quelque chose ! Je dois faire quelque chose ! »

Mais que pouvait faire une jeune fille de dix-huit ans, seule et sans aucune expérience !

_ « Renée, vite, sors ma tunique marron ; celle que je mets quand je parts chasser avec mon père. Aide-moi ! Fais vite ! »

Déjà elle ôtait sa robe et, presque nue, s'acharnait à nouer sur sa nuque ses longs cheveux en un chignon serré. Renée lui tendit le vêtement demandé qu'elle lui attrapa d'un geste vif et le passa.

_ « Maintenant, vas me chercher la dague de papa. Tu la trouveras sans nul doute dans sa bibliothèque. Tu sais le poignard d'argent qu'il a ramené d'Orient... »

Renée, sans réfléchir et prise par la même fièvre que sa maîtresse, sortit en toute hâte ; traversa le couloir silencieux et pénétra dans la salle obscure. Sans allumer de chandelle, elle alla ouvrir le tiroir du petit pupitre en bois de rose et en tira la poignard. Aussitôt, elle retourna sur ses pas jusqu'à la chambre où l'attendait Judith, habillée et coiffée de telle sorte qu'on aurait pu véritablement la prendre pour un garçon.

_ « Renée, suis-moi ! A moins que tu aies peur et ne préfères rester ici... Je le comprendrais, tu sais... »

_ « Bien sûr que non ! Où tu iras, j'irai ! »

Cependant, elle était loin d'être aussi déterminée que Judith et tremblait déjà, car elle commençait à percevoir les projets de la jeune fille. Elles coururent à travers le dédale des rues jusqu'aux abords du fleuve où elles virent la trirème en grande difficulté. Sans doute, les philistins avaient-ils dirigé leur tir sur elle car sa coque semblait endommagée.

_ « Mon Dieu, regarde ! On dirait qu'il y a un trou... Reste là ! Si quelqu'un ou quelque chose d'anormal arrive, siffle et je comprendrais ! », chuchota Judith.

Renée n'osait proférer une parole, pas même pour lui demander où elle allait et ce qu'elle comptait faire. De toute façon, Judith s'éloignait déjà dans la nuit. Elle approcha, entra dans l'eau froide et se mit à nager vers la galère philistine.

[...]

_ Diable ! Mais qu'ont-ils lancé ? Des boulets de feu !

_ Ils bombardent la cité depuis leur dromon ! 

Assez loin pour ne pas être inquiétés par une quelconque riposte venant de la ville, les philistins tiraient avec leur onagre. Ils avaient mis du temps à le charger mais, maintenant, ils s'en servaient ! Jamais personne n'avaient assiégé une ville depuis un plan d'eau et, pour une fois, cette nouvelle tactique était judicieuse car il était pratiquement impossible de contre-attaquer : tirer des flèches enflammées ? Elles retomberaient dans l'eau, s'éteignant au fur et à mesure, sans atteindre leur but. De plus, la nuit sans lune ne permettait pas de viser juste et ç'aurait été perdre des flèches inutilement... Soudain, la trirème se souleva. Un pavé d'une taille considérable venait de tomber, frôlant le bateau. Était-ce un boulet perdu ou les philistins se retournaient-ils contre eux ? Un autre projectile suivi le premier, cognant brutalement la proue de la trirème. Plus de doute, les philistins leur tiraient dessus.

En ville, l'agitation et l'affolement se propageait. Tous, petits et grands, étaient pris de panique ; beaucoup couraient, çà et là, ne sachant que faire : se mettre à l'abri ou s'enfuir ? Des maisons, sortaient les cris des enfants terrifiés par le vacarme.

Judith, alertée elle aussi par le brouhaha, se précipita dehors où elle fut bousculée par la foule. L'angoisse était à son comble dans la population, mais elle réussit tout de même à gagner la porte donnant sur le fleuve et ne put que constater le triste résultat des tirs philistins.

_ Les philistins arrivent ! Ils sont à nos portes... 

_ Mais que font nos hommes ? Pourquoi ne répondent-ils pas ? Pourquoi laissent-ils les philistins nous attaquer ?, hurlait-on de toutes parts.

Se frayant un chemin parmi tout ces gens apeurés, Judith réussit à regagner la demeure de ses parents.

_ Renée, c'est horrible. Dehors, ce n'est que désordre. Les gens ne savent plus où aller ni que faire. Et les philistins sont en train de bombarder nos murs depuis le fleuve. 

_ Mais... Et nos soldats... 

_ Que peuvent-ils faire ? , la coupa Judith, ils sont en nombre insuffisant et peu aguerris au combat sur l'eau. Nous sommes des marchands pas des militaires ! La trirème a d'ailleurs failli être coulée par un de leurs projectiles. J'espère qu'elle n'est pas perdue...

Soudain, les yeux brillants et comme saisie de fièvre, elle se tourna vers son amie.

_ Renée, il faut faire quelque chose ! Je dois faire quelque chose ! 

Mais que pouvait faire une jeune fille de dix-huit ans, seule et sans aucune expérience !

_ Renée, vite, sors ma tunique marron ; celle que je mets quand je parts chasser avec mon père. Aide-moi ! Fais vite !

Déjà, elle ôtait sa robe et, presque nue, s'acharnait à nouer sur sa nuque ses longs cheveux en un chignon serré. Renée lui tendit le vêtement demandé qu'elle lui arracha d'un geste vif et le passa.

_ Maintenant, va me chercher la dague de papa. Tu la trouveras sans nul doute dans sa bibliothèque. Tu sais, le poignard d'argent qu'il a ramené d'Orient."

 

 

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Georges

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 "Georges était beau, Georges était grand, Georges était fort et courageux : Un valeureux chevalier du temps jadis ! Pas de doute George était était bel et bien le plus charmant, le plus valeureux jeune homme de toute la contrée alentour et pas une jeune fille, princesse ou villageoise, qui n'ait pas souhaité le rencontrer ou simplement le voir jouter lors d'un des innombrables tournois organisés par les seigneurs du coin. Des tournois amicaux qui débutaient dès la fin de la mauvaise saison en mars et où se rassemblaient tous les vaillants jeunes nobles du royaume. Quel spectacle que tous ces oriflammes aux couleurs chatoyantes, ondulant dans la brise printanière !"

[...]

  "_ « Le bon soir, jeune prince. Que me vaut une visite aussi tardive ? », lui demanda-t-il tout en lui désignant la table dressée pour le dîner.

Georges lui fit part de son désir et de la raison de son voyage, si loin du château de Lydda.
_ « Voilà qui est bien courageux mais bien téméraire aussi. Sache que nul, jusqu'à présent, ne pût vaincre cette créature que l'on dit redoutable et invincible. De plus, je dois avouer que personne n'a su me confirmer si elle existait réellement ou si elle n'était que légende... »
Ils devisèrent ainsi un long moment, tout en dégustant des volailles rôties accompagnées de légumes du potager, jusqu'à ce que Georges, tombant de fatigue, n'aille s'écrouler sur le lit préparé à son intention. A l'aube, frais et reposé, revoilà notre ami sur pieds et fin prêt à reprendre la route !"

[....]

Il scrutait les lieux quand, soudain, il entendit un cri qui résonna dans l'air calme. Un cri ou plutôt un sanglot qui ne pouvait pas être le vagissement d'un dragon ; c'était un être humain qui pleurait ainsi. Serait-ce la princesse ? Elle était donc encore en vie ! Cependant, pourquoi n'avait-elle pas été dévorée et avalée toute crue ? Georges n'eut pas le temps de s'interroger davantage ; il sortit brusquement de ses réflexions car, au cri de la jeune fille, succéda un grognement bien plus terrifiant : le feulement sourd du dragon !

Viviane n'en menait pas large et s'agitait, en dépit des encouragements de Georges.

_  Animal maudit, démon, sors de ton antre ! Ose venir à moi, Georges, preux chevalier, fils du seigneur de Lydda, hurla Georges.

Avait-il compris les paroles de Georges ou était-il perturbé et intrigué par le bruit ? Quoi qu'il en soit, dans un grand mouvement d'air, le dragon finit par se présenter au seuil de la caverne. Il était vraiment énorme et pesant, le corps entièrement recouvert d'écailles brillantes et avec deux ailes plantées dans le dos, bizarrement très petites par rapport à sa taille imposante, et qui ne lui permettaient sûrement pas de voler. Deux yeux globuleux et injectés de sang lancèrent un regard glacial et menaçant au jeune homme qui venait de le déranger dans sa sieste. Vraisemblablement, il n'était pas content du tout. Viviane recula prise de panique à l'idée de se faire dévorer elle aussi. Georges brandit sa lance alors que le dragon, l'ayant repéré, s'avançait d'un pas lourd.

Il était vraiment impressionnant et, à bien le considérer, il était bien trop puissant pour que Georges ait la moindre chance en l'attaquant de front. Comment faire ? Il fallait ruser...

Et vite ! Tout serait une question de rapidité. Le jeune homme recula et laissa venir le dragon, grognant et soufflant, afin de l'éloigner le plus possible du trou où était prisonnière la princesse."

 

 

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Interview réalisée par Flora des Editions Edilivre 

 

D'où vous vient votre goût pour l'écriture ?

Je crois que j'ai toujours aimé écrire, comme j'ai toujours aimé lire. Adolescente déjà, je racontais des contes et légendes à mes jeunes frère et sœur. Outre l'évasion, c'est également un moyen, pour moi, de partager ma passion pour l'histoire médiévale.

Présentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?


Georges est la première nouvelle éponyme d'un recueil que j'envisage d'écrire. Son héros, Georges, est un jeune chevalier, fraîchement adoubé, qui ne rêve que d'aventures merveilleuses, nous entraînant à sa suite vers des horizons exotiques. Il ne faut pas que l'histoire se passe dans un lieu trop familier car cela manque d'attrait et ne favorise pas l'imagination du lecteur.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Il y a longtemps que j'envisageais d'écrire sans oser le faire. Après deux premiers ouvrages de réflexions et de témoignages issus de mon expérience personnelle, j'ai tout simplement eu envie de m'engager dans ce qui m'attirait le plus : la littérature jeunesse, car on doit toujours garder en soi le cœur d'enfant qui croit même à l'improbable. Mais surtout parce que j'ai longtemps travaillé avec les jeunes et que rien ne me semble plus beau que le sourire d'un enfant. A mon avis, les livres peuvent y contribuer car ils sont aussi source d'émerveillement.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?


Dire que son livre a toutes les qualités serait très orgueilleux et je ne tomberai pas là-dedans ! Cependant, j'ai essayé de faire en sorte que Georges puisse être lu par tous, du plus grand au plus petit : l'écriture y est simple, vive et imagée (ce qui pallie l'absence d'images ou de dessins) et très facile à comprendre, y compris par les plus petits. Cependant, simple ne veut pas dire simpliste car j'ai effectué pas mal de recherches, notamment au niveau des noms propres et des localités. Pareillement, l'histoire n'est pas totalement imaginée et inventée (même si c'est en grande partie le cas), je me suis inspirée des aventures de saint Georges, desquelles j'ai tenu à conserver certains éléments comme le dragon, la princesse mais aussi l'humilité du personnage. En fait, la Bible regorge d'histoires adaptables au conte car elles en ont toutes les caractéristiques essentielles : le bon, le méchant, la fin heureuse... Néanmoins, il ne s'agit pas là d'une histoire religieuse mais bel et bien d'un conte pour les enfants !

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?


Aucun message particulier, si ce n'est peut-être celui de l'humilité face aux réussites, aux exploits quels qu'ils soient et qui peuvent nous rendre un peu trop fiers et imbus de nous-mêmes. Heureusement que, tous, nous en avons mais inutile de trop s'en glorifier !

Où puisez-vous votre inspiration ?


Dans la Bible mais surtout en moi. Une fois choisis et lancés, mes héros évoluent tout seuls, je n'ai plus qu'à les laisser vivre. Quand j'entame une histoire, je suis incapable d'en dire la fin, les épisodes s'enchaînent spontanément les uns après les autres au fur et à mesure que j'écris.

Quels sont vos projets d'écriture pour l'avenir ?


Suite à Georges, quatre autres nouvelles vont paraître. J'envisage d'en écrire une dizaine pour former un recueil. Toutefois je tiens aussi à ce que chacune paraisse indépendamment des autres car tout lecteur doit avoir la possibilité de n'en acheter qu'une ou deux selon ses envies. De plus, toutes mes nouvelles peuvent ne pas lui plaire...

Un dernier mot pour les lecteurs ?


Une passion ne peut se garder pour soi sinon elle meurt ! Écrire me permet donc de communiquer au plus grand nombre ce qui me passionne et m'anime.
Lire, c'est s'étonner, se laisser surprendre et... partager, donc étonnez-vous et étonnez les autres !

 

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Michel

Michel photo "Ce matin-là, Michel était particulièrement joyeux. Il respirait avec bonheur l'air frais de juin : un début d'été qui s'annonçait beau et chaud. Mais pas encore accablant comme les mois de juillet et d'août où, certains après-midi, la chaleur était telle que tous restaient à l'ombre des figuiers du jardin ou à l'abri de l'intensité des rayons du soleil dans la grande salle commune du château . Bref, en ce jour, tout était rassemblé pour plaire au jeune homme qui passait le plus clair de son temps dehors. Quand il n’œuvrait pas au jardin, on pouvait facilement le trouver à l'atelier de maître Wayland – le forgeron - en train de fabriquer ou réparer mille objets ou, à bichonner Arion aux écuries. Néanmoins Michel appréciait tout autant aller chasser ou nager en compagnie de son meilleur ami d'enfance, Georges de Lydda. D'ailleurs si Michel était si content ce jour là, c'était justement parce qu'il allait retrouver Georges avec qui il projetait de s'entraîner pour la joute qui allait être organisée à la fin du mois. Depuis plusieurs jours, il ne pensait plus qu'à ça ! Quel jeune chevalier n'aimait pas prouver sa vaillance et épater les belles damoiselles qui se pressaient pour élire leur prince ? Comme tous les adolescents de son âge, Michel était...."

[....]

  "_ « Pour sûr, messire, que j'ai vu du pays ! Je peux même te raconter comment j'ai fait naufrage, par un jour de tempête, sur les côtes irlandaises. Un pays au-delà de notre mer mais, pourtant, pas si loin que ça... A à peine une bonne paire d'heures d'ici si le vent est favorable. C'est tout vallonné et vert là-bas... Et les hommes comme les femmes ont tous les cheveux rouge flamboyant avec plein de taches sur le visage. J'ai même ouï dire que la fille du roi de ce pays avait été enlevée par un dragon diabolique à la fois homme et bête... »

_  « Ah ?! » Michel fut soudain mis en éveil par une telle révélation. Voilà justement ce qu'il lui tardait d'apprendre ! « Peux-tu m'en dire davantage ? Que sais-tu de cette histoire ? Qui est cette princesse ? »
_ « Tu sembles bien curieux, jeune homme ! Je ne sais malheureusement pas grand chose. Si ce n'est que cette belle se nommerait Makéda, qu'elle serait la plus belle créature que jamais homme n'ait vue sur Terre et que, depuis qu'elle est retenue prisonnière par cette créature, le roi se lamente et dépérit. Mais ce sont là des histoires de bonne femme ! Qui peut croire à de telles histoires ? »

[...]

Michel se dirigea vers ce qui devait être une auberge. La maison avait plutôt fière allure avec son enseigne en fer forgé : « A l'auberge rouge ». Michel attacha Arion à l'anneau prévu à cet effet, fiché dans le mur, et entra. L'ambiance chaleureuse qui y régnait lui fit le plus bel effet ; quelques tables aux nappes à carreaux grenat étaient d'ailleurs déjà dressées et attendaient les convives du soir. L'aubergiste se précipita à sa rencontre :

_ Bien le bon soir. Messire désire une table ? 

Un fumet délicieux s'échappait de la cuisine qui rappela soudain à Michel qu'il avait, effectivement, grand faim.

_ Si fait, mon brave  mais, auparavant, je dois m'occuper de mon cheval.

_ L'écurie est derrière la maison. Il y a du bon foin et ta monture s'y trouvera confortablement installée. Comme s'il avait deviné la question de Michel, l'homme s'était empressé de lui en fournir la réponse en lui indiquant où se trouvait l'écurie.

_ Merci bien. Je reviens dans quelques minutes et si, pendant ce temps, tu peux me préparer quelque chose à manger et une chambre où passer la nuit, je resterais bien volontiers dans ton auberge. 

Ce disant, il aperçut une jeune femme, à la tête rousse, dans l’entrebâillement de la porte menant vraisemblablement aux cuisines.

_ C'est Flora, mon unique enfant, lui dit le tavernier qui avait suivi son regard, elle aide la mère, une incomparable cuisinière. Tu m'en diras d'ailleurs des nouvelles. Ses petits plats, et je te conseille ses cailles rôties au miel, sont merveille et un véritable régal.

Notre jeune chevalier était ravi et s'apprêtait à rejoindre Arion qui patientait dans la cour quand il fut hélé par Flora. Elle devait avoir à peu près son âge, environs quinze ou seize ans, et Michel fut ébloui par une telle beauté. Que faisait cette jeune fille avec ce tablier ? Ne devrait-elle pas plutôt être parée des plus belles soieries et vivre dans un palais ?

_ Monseigneur, te plairait-il que je te prépare une table près de la cheminée ? Les soirées sont un peu fraîches par ici et mon père allumera le feu.

_ Bien sûr, Flora ; où tu voudras, balbutia Michel bizarrement intimidé.

Après s'être occupé d'Arion, tout heureux de trouver bonne avoine et bonne paille, Michel revint vers l'auberge tout en cherchant à deviner où il était. L'obscurité avait progressé et envahi tout le hameau, si bien qu'il avait beau écarquiller les yeux, il ne retrouvait aucun détail familier qui lui aurait permis de se repérer. Il ignorait complètement quelle était cette petite bourgade. Il entra dans le restaurant où déjà l'aubergiste s'activait à allumer le feu dans l'imposante cheminée de pierres. Flora avait raison, la fraîcheur de la nuit se faisait déjà sentir et ce feu était le bienvenu pour réchauffer l'atmosphère. Michel s'attabla et attendit que son hôte ait fini de s'affairer, tout en lorgnant vers Flora qui accueillait deux autres hommes - vraisemblablement de la région, à en croire leur solide carrure, semblable à celle des hommes qu'il avait déjà croisés -. Il tendit machinalement l'oreille et comprit qu'ils partaient s'employer au château de Saint-Lizier et que, le soir les ayant surpris, il avaient préféré, eux aussi, faire halte pour la nuit.

_ Holà, maître, appela Michel, peux-tu me dire où nous nous trouvons et comment se nomme ce hameau ? Je viens de Montbrun, bien au sud de ce pays, à plusieurs journées de cheval, et ce village m'est parfaitement inconnu.

Le tavernier se redressa avec efforts et s'approcha de sa table. Le gros homme, rouge d'avoir tisonner le feu, s'assit face à Michel et appela sa fille afin qu'elle leur apporte un pichet de vin du cru. La fille aux cheveux rouges apparut aussitôt.

_ Goûte-moi donc ça : c'est le vin tiré des vignes de notre village, lui dit-il en lui tendant une des chopes.

Le breuvage, aux saveurs âpres, ressemblait aux hommes d'ici : trapus et bourrus.

_ Tu es à Cazenac, sur les terres du seigneur de Saint-Lizier, poursuivit-il.

Effectivement, Michel n'avait jamais entendu ces noms auparavant.

Progressivement, l'auberge se remplissait : quelques jongleurs, deux ou trois pèlerins et des marchands d'étoffes vinrent s'asseoir aux tables autour de Michel. Celui-ci n'aimait guère dîner seul aussi invita-t-il à sa table un voyageur sans âge qui paraissait seul et indécis.

_ Veux-tu m'accompagner et manger avec moi ? On est toujours mieux à deux que seul ; à moins que tu ne préfères que je te laisse tranquille ?, lui demanda Michel en lui faisant signe.

_ Si tu veux de moi, c'est bien volontiers ; moi aussi, je préfère la compagnie. 

La discussion s'engagea entre les deux hommes et Michel constata que, selon toute vraisemblance, le voyageur connaissait bien la région. C'était un troubadour, joueur de vielle, qui, selon la saison, allait de château en château, divertissant de sa musique les seigneurs qui le souhaitaient, ou animait les grandes foires de la région, toujours source de profit.

_ Pour sûr, messire, que j'ai vu du pays. Je peux même te raconter comment j'ai fait naufrage, par un jour de tempête, sur les côtes irlandaises. Un pays au-delà de notre mer..."

 

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David

David photo"_ " Qui est ce garçon qui court, là-bas?"

_ "C'est David, un jeune berger d'Acragas."

David courait et essayait de rattraper une brebis échappée du troupeau dont il avait la garde.

_ "Reviens ici, vilaine bête! Pendant que tu me fais courir ainsi, tes compagnes sont seules et sans surveillance. S'il leur arrive quoi que ce soit, tu en seras responsable et je te passerais à la broche..."

David vitupérait après la brebis qui n'en avait cure. Comment une bête aurait-elle pu comprendre le langage humain et lui répondre ?"

   [....]

"Quel bonheur ! Tout semblait tellement agréable et bon à David. Il aimait la vie, cette vie libre et joyeuse. Bien qu'il eût gagné en maturité depuis quelques semaines, il aimait toujours autant rire et s'amuser. Ce soir-là, il était bien loin de penser que, cachés sous les arbres, des voleurs de grands chemins le guettaient lui et ses amis.

Louis-Do lorgnait vers l'enclos et le regardait avec attention.
_ « C'est sûrement lui le gamin du propriétaire... A l'air de valoir son pesant d'or... », songeait-il.
Il fit un signe de la main à Janus et Hippolyte qu'il vit avec satisfaction se faufiler vers les chiens qui rongeaient les os que leur avait donnés David."

[...]

il aimait cette vie libre et joyeuse. Bien qu'il eût gagné en maturité depuis quelques semaines, il aimait toujours autant riroe et s'amuser. Ce soir-là, il était à bien loin de penser que, cachés sous les arbres, des voleurs de grands chemins le guettaient lui 

Louis-Do lorgnait vers l'enclos et le regardait avec attention.

_ « C'est sûrement lui le gamin du propriétaire... A l'air de valoir son pesant d'or... », songeait-il.

Il fit un signe de la main à Janus et Hippolyte qu'il vit avec satisfaction se faufiler vers les chiens qui rongeaient les os que leur avaito donnés David."

[...]

_ Où sont les autres, chef ? Y'en manque dans le groupe ; y'a pas l'gros chien non plus ! Le gros chien en question, c'était Arès, le préféré de David, qui le suivait partout.

_ Sûrement partis chercher de quoi bouffer... Font comme nous ; dans la nature, on a pas le choix, lui répondit Louis-Do.

Au bout d'une paire d'heures, après avoir examiner la topographie et les éventuels moyens de défense du camp, Louis-Do et son camarade firent signe aux autres de rentrer au repaire.

Peu après, Tragabuches revint également avec ses hommes. Ils s'assirent en rond autour d'une grosse pierre qui servait de siège à leur chef. Celui prit alors la parole :

_ Qu'est-ce que t'as vu, Tragabuches ? 

_ Rien de particulier : y étaient quatre hommes, pa'ce que deux étaient partis j'sais pas z'où. Mais sont six en tout avec quatre chiens mais le gros berger qu'j'ai vu l'aut'jour était aussi parti avec. Y z'ont pas vraiment d'armes sauf des bâtons mais j'sais qu'le jeunot a une fronde et un petit arc. 

Tragabuches avait l’œil à tout et une mémoire infaillible.

_ Nous non plus, on a rien noté d'important ou de dangereux, reprit Louis-Do, j'pense qu'il est possible de les attaquer sans trop de difficultés, par surprise, une de ces nuits prochaines... Le sol est plutôt plat et leur champ entouré par des bosquets d'arbres où on pourra se cacher sans se faire voir.

_ Bon, dit en se grattant le menton, pour c'soir, c'est râpé. Tragabuches, demain, t'iras avec un homme surveiller tout ça. Si tu constates kèque chose de pas normal, tu cours ici nous prévenir. Sinon, on s' retrouvera à la tombée de la nuit.

Puis s'adressant à Hippolyte, une espèce de gnome teigneux :

_ Hippolyte, je te charge de t'occuper des chiens avec Janus. Vous avez qu'à prendre un ou deux hommes avec vous pour ça, si vous voulez.

_ Oui, chef ! répliqua-t-il avec un claquement de langue.

Ceci dit, Louis-Do se tourna vers Janus qui, revenu le premier, en avait profité pour préparer le soporifique destiné aux chiens.

_ Janus, t'as pu dénicher tes racines ? 

_ Comme j'te l'avais dit, j'ai trouvé des digitales près de l'eau. En cette saison, la végétation foisonne et on trouve de tout. J'ai trempé dans le suc des bouts d'viande qu'on balancera aux cabots. Avec ça, pas doute qu'y dormiront un bon bout temps... J'ai même pu trouver du ricin. Avec ça, j'te dis pas la coulante qu'y z'auront ; ce s'rait pas mal de trouver l'moyen d'en faire bouffer aux hommes aussi. », il se mit à ricaner, suivi par ses compagnons, à la pensée de cette scène cocasse.

_ Ouais, ça s'rait drôle ! Ils imaginaient tous le spectacle des bergers se tenant le ventre et se bousculant au petit coin.

_ Comme ça, ça s'rait plus facile de les neutraliser si peuvent plus s'lever.

_ Effectivement, ce s'rait plus simple... Mais comment faire pour qu'ils l'avalent ? Pour les chiens, pas d'problème : suffit de leur jeter la viande. Ces goinfres viendront la manger tout seuls Louis-Do se mit à réfléchir un instant, cette idée semblait quand même peu réalisable.

_ J'crois qu'on va s'débrouiller autrement. De toute façon, faudra qu'on les mette hors circuit et j'vois pas d'autre manière que d'les ficeler dans leur cabane... Si on veut notre rançon, faut qu'y restent en vie. Eh, n'oubliez pas qu'on fait ça en premier pour les sous ! 

Selon un autre adage de Louis-Do : « Chose pensée, chose décidée ! » Les brigands se mirent donc d'accord : une fois les molosses mis hors d'état de nuire par la digitale, ils captureront, par surprise, leurs maîtres endormis. Il fallait juste faire en sorte d'intercepter celui qui serait de veille sans faire de bruit et assez rapidement pour qu'il ne donne pas l'alerte. Ils comptaient sur l'effet de surprise, de même que sur leur nombre beaucoup plus important, pour les neutraliser en quelques minutes. Ensuite, une partie d'entre eux n'aurait plus qu'à prendre le troupeau et à mettre les voiles, pendant que les autres s'occuperaient des bergers."

 

 

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Interview réalisée par Flora des Editions Edilivre

 

Présentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?

« David » est ma deuxième nouvelle jeunesse, après « Georges », paru en juillet 2014.    « David » est le plus jeune fils de Ménélas, auquel il va arriver pas mal d'aventures, dont la rencontre avec le terrible Louis-Do et sa bande de truands...

Pourquoi avoir écrit ce livre ?


J'écris par passion, sans réelle autre motivation. Aujourd'hui, j'écris pour les enfants de tout âge, mais, je suis aussi l'auteur de livres plus sérieux !

A quel lecteur s'adresse votre ouvrage ?


Aux jeunes, bien sûr ! Cependant, « David » n'a pas de public ciblé particulier : il s'adresse à tous ceux qui ont gardé un cœur d'enfant.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?


En quelques mots, je dirais que je m'efforce d'avoir une écriture simple, imagée et vive. Une écriture compréhensible, y compris par les plus jeunes. De la même manière, j'ai opté pour la nouvelle, parce qu'elle amasse en peu de pages un maximum d'éléments, ce qui donne plus de dynamisme à l'histoire.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?


Mon but premier n'est pas moralisateur ; néanmoins, il est important de transmettre certaines valeurs aux enfants qui s'identifient souvent à leur héros favori. En écrivant « David » je souhaite donc montrer que, quelle que soit notre situation, nous devons toujours rester humbles, ne mépriser personne et être toujours prêts à aider ses amis, tout en restant attentif et vigilant, car, malheureusement, un mauvais coup n'est jamais à exclure !

Où puisez-vous votre inspiration ?


Ma source d'inspiration pour chacune de mes nouvelles est La Bible, qui est un véritable condensé d'histoires. Cependant, certaines comme « David » s'en éloignent. Car mes héros suivent leur propre logique, leur propre vie ! L'écriture est un vaste domaine où l'imagination peut s'exprimer pleinement, aussi je ne suis jamais un chemin préétabli. Mes personnages naissent et évoluent au fur et à mesure que j'écris.

Pourquoi avoir choisi d’écrire une nouvelle ?


Comme je l'ai dit plus haut, ce genre littéraire est à la fois court et dense. Il permet, en peu de pages, de faire passer beaucoup de choses, l'écriture est de fait plus dynamique : on ne s'ennuie pas en lisant une nouvelle ! Car les rebondissements se succèdent avant qu'on est le temps de les voir venir. Pourtant, écrire une nouvelle peut aussi devenir un vrai défi, car il n'est pas toujours facile de faire des choix et de ne pas trop délayer un épisode.

Quels sont vos projets d'écriture pour l'avenir ?


J'ai plusieurs nouvelles en cours, dont certaines paraîtront bientôt chez Edilivre.

Un dernier mot pour les lecteurs ?


L'émerveillement est le propre de l'homme ! Donc je dirais aux « grands » : sachez de temps en temps, retrouver un cœur d'enfant. Et aux « petits » : sachez garder votre cœur d'enfant.

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Delila

Delila photo

 

"Ibn Battûta éclata d'un rire sonore qui résonna dans toute la pièce : cette jeune fille ne manquait pas d'impertinence !

_ Vous avez, Ayyûb, une fille bien inquisitrice ! Mais je vais lui répondre.

_ Pourquoi ne pas aller profiter de la douceur de cette soirée ! Messaline se levait déjà, entraînant la tablée sous la pergola où elle apporta des fruits et les gâteaux fourrés aux figues que Delila aimait tant.

_ Ah non ! Ibn Battûta ne change pas d'avis maintenant et raconte d'où tu viens, sembla ordonner Delila en son for intérieur, en voyant le messager se tourner vers Messaline.

_ Voilà qui est une fort bonne idée ! lui lança-t-il, en se levant, prêt à lui emboîter le pas.

Delila se mordit la lèvre de dépit mais préféra se taire. Il était évident qu'elle faisait de gros efforts pour retenir l'avalanche de questions qui lui brûlait la langue ; elle avait le plus grand mal à dissimuler son impatience et cela amusa beaucoup Ibn Battûta.

C'est une fois installé sous la pergola que le messager de Palash 1ier raconta, à la petite assemblée que, lui et ses compagnons, avaient été mandatés par leur roi afin de porter une lettre, avec ordre de ne le transmettre qu'au seul souverain d'Ysra'el, Ozias, et à nul autre.

[...]

Il ne pouvait s'agir que du sable soulevé par des cavaliers au galop. En effet, bien qu'ils fussent loin, la jeune fille put reconnaître les hommes qui l'avait conduite jusque là. Que faisaient-ils donc ? Vraisemblablement, ils ne semblaient pas avoir l'intention d'attaquer la petite ville qu'elle venait de quitter et qui s'éveillait à peine. Elle s'approcha, cherchant à se dissimiler le plus possible dans la végétation rachitique.

_ Heureusement qu'il fait encore sombre, se dit-elle.

L'horizon blanchissait à peine et elle put sans trop de mal se faufiler entre les arbrisseaux jusqu'à apercevoir les tentes pointues des Philistins ; des bruits étouffés et des cris apportés par le vent léger de l'aurore lui parvinrent. Elle resta un moment à les observer. Elle aurait bien aimé en savoir plus, car, malgré la crainte qu'ils lui inspiraient, ces Philistins l'attiraient, toutefois elle jugea plus sage de patienter ; approcher davantage était risqué mais, de là où elle était, elle ne distinguait pas grand chose. Pourtant, au bout d'un moment, sa curiosité l'emporta et elle choisit de s'approcher à une distance convenable.

_ Hélios, tu vas m'attendre ici ! Si je ne fais attention, je doute qu'ils remarquent quoi que ce soit, murmura-t-elle à Hélios, qui s'était mis à mastiquer les rares feuilles d'une herbacée à portée de ses dents. 

Sans perdre une minutes, elle se faufila et s'approcha du camp philistin jusqu'à ce qu'elle put aisément voir ce qui s'y passait. Couchée par terre pour se fondre autant que possible dans le paysage, Delila pouvait distinguer assez nettement les allées-et-venues à l'intérieur et l'homme qui venait de sortir de l'une des tentes. En un éclair, les paroles de la vieille diseuse de bonne aventure traversèrent l'esprit de Delila : Un bel homme aux cheveux d'or !..."

 

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